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Le stress : moteur de la vie...
 
Signe d'activité débordante, d'énervement, d'agitation, d'angoisse ou d'anxiété, le "stress" a de multiples facettes. Dans le langage populaire, il apparaît, avant tout, comme une conséquence néfaste de la vie moderne. Or, ne considérer que ce seul aspect serait, à la fois, négatif et réducteur. En réalité, le stress est un mécanisme d'adaptation de l'organisme face à toutes les situations de la vie.
 
Qu'est-ce que le stress ?
Il y a 40 ans, le mot "stress" commençait à peine à être connu. Maintenant, c'est une réalité que plusieurs considèrent comme un problème normal de la vie moderne. Le stress est le lot quotidien d'une majorité de personnes dans leur travail, mais il atteint également les enfants, les adolescents et les personnes âgées.
 
Si on l'entend comme une stimulation, cela peut constituer un élément positif, vivifiant qui engendre la vie, sans lequel on ramollit, bref, une bénédiction. Mais en général, le terme "stress" est compris comme une tension, une usure, quelque chose de négatif qui rend la vie amère et qui mène à la maladie.
 
Le stress négatif est devenu un problème majeur dans le monde du travail. On en parle beaucoup et on l'analyse souvent sans indiquer suffisamment de solutions pratiques. Le stress serait à l'origine de 60 à 80% des accidents du travail. Les coûts liés au stress se manifestent sous forme d'absentéisme, de perte de productivité, de rotation de personnel, d'accidents, de frais médicaux... Cette situation s'aggrave d'année en année.
 
Quelles sont les causes qui engendrent le stress ?
Le stress fait son apparition à chaque fois que quelque chose change, qu'il faut s'adapter à une situation nouvelle. Si l'on parvient à réagir de façon positive, on peut utiliser cette énergie. Le stress devient alors une chance. Une réaction négative, au contraire, retourne cette énergie contre nous et nous devient fatale. Le stress n'est donc pas un événement extérieur qui nous arrive, mais notre propre réaction à cet événement.
 
Trois causes peuvent provoquer le stress :
  1. Les changements rapides (positifs ou négatifs),
  2. Les menaces ou les dangers que nous rencontrons (objectivement fondés ou non),
  3. Notre impression (justifiée ou non) d'avoir à réagir rapidement à la situation.
 
Lorsque nous sommes dans une situation d'urgence, notre organisme se mobilise intensément pour être capable d'y faire face adéquatement. C'est la sécrétion d'adrénaline qui permet de rendre instantanément disponibles les ressources de notre organisme. Elle augmente l'acuité de nos sens et de nos perceptions, la rapidité de nos réflexes et la force de nos muscles. L'état de résistance de l'organisme est déterminant pour la qualité de la réponse. Un organisme sain et un psychisme équilibré déclenchent une réponse proportionnelle à l'agent stressant, régulent le système et ramènent le calme.
 
Un autre point important est l'état d'esprit général par rapport au travail et à ses supérieurs, collègues et subordonnés. Une attitude négative ne fait qu'empirer la situation, et la tendance s'accentuera. Le plus petit stress se transforme en charge énorme et on produit soi-même du stress. En prenant une attitude fondamentalement positive, en travaillant avec plaisir et enthousiasme, le travail fatigue moins, la tolérance au stress augmente, de nombreuses sources de stress sont écartées et on devient "zen".
 
Vive le sport !
Si nous manquons de mouvement, nous allons inéluctablement au devant de problèmes. Tant que nous sommes en forme, le stress aura moins d'emprise sur nous. Cela fait partie d'une hygiène de vie saine. Nombreux sont ceux qui le savent déjà et pratique du sport, ainsi de nombreuses toxines et adrénalines sont éliminées et les tensions musculaires sont relâchées.
Et le sport cérébral...
 
Mais on oublie souvent que la forme psychique est tout aussi vitale pour pouvoir supporter le stress. En gardant en éveil la faculté d'attention, la curiosité, la soif d'apprendre, en se cultivant avec de bonnes lectures, le théâtre, le cinéma, la musique, en nouant des contacts sociaux, bref, en usant de tout ce qui a trait à la culture en général, les "muscles du cerveau" restent aussi en forme et nous mettent en état d'utiliser le stress positivement. Celui qui est psychiquement fort à toujours une longueur d'avance.
 
Bien commencer sa journée
Un facteur qui détermine notre capacité de bien réagir au stress est la façon d'entamer sa journée. Pour bien commencer, il faut avoir bien dormi et suffisamment, se lever assez tôt et s'habiller calmement, choisir d'être de bonne humeur et toujours manger un petit quelque chose (on ne le répétera jamais assez). Le corps humain a besoin de carburant. Après le sommeil, on a besoin de se mettre en phase avec le corps et le mental. Faire un ou deux petits exercices de respiration et de gymnastique. Le tout ne prend pas plus que quelques minutes, mais cela vaut de l'or. Le temps pris le matin pour commencer la journée en forme est largement remboursé dans la journée.
 
La lutte ou la fuite ?
Selon la situation et les décisions que nous prenons sur le moment, cette action est une fuite ou un combat : nous agissons soit pour éviter le danger qui nous menace soit pour combattre l'obstacle qui se dresse devant nous.
 
Comment gérer son stress ?
Le stress est sous notre contrôle ! Il est dangereux d'ignorer le stress que la vie génère, de l'éluder, de faire comme s'il n'existait pas. Il est par contre possible de négocier avec les stimulations perçues comme bonnes ou mauvaises et ainsi de les gérer pour éviter qu'elles ne créent du stress en quantité. Nous devons donc nous occuper du stress avant qu'il ne s'occupe de nous.
 
Pour empêcher le stress d'apparaître ou de s'amplifier, il est important de permettre à la mobilisation de notre organisme de déboucher sur l'action pour laquelle elle nous prépare. L'adrénaline doit servir à l'action ! La réaction de notre organisme nous prépare à fuir ou affronter le danger : il faut que cette bataille ou cette fuite ait lieu pour rétablir notre équilibre.
Si cette action vigoureuse et intense a lieu, le stress sera remplacé par du plaisir et de l'excitation. C'est par cette intensité dans l'action qu'on élimine la cause principale du stress. La retenue et l'inhibition empêchent d'utiliser l'adrénaline adéquatement.
 
Les réactions anticipatives :
C'est la dimension préventive : en tenant compte de ses réactions, on peut apporter à sa situation les ajustements nécessaires pour la rendre viable, acceptable et même satisfaisante. La personne qui procède ainsi ne souffre jamais de stress chronique car elle trouve des solutions bien avant que le problème ne prenne trop d'ampleur.
 
Les indicateurs de stress :
Il est essentiel, pour empêcher les situations de créer sur nous une pression excessive qui se transformera éventuellement en stress, de prendre conscience des messages d'alarme de notre organisme. La tension, l'anxiété, la fatigue, le manque de concentration sont des réactions qui doivent être prises au sérieux. Il s'agit d'indicateurs qui nous signalent que notre situation manque d'équilibre. Si de telles réactions deviennent durables, il est grand temps de s'inquiéter et de chercher comment on peut en tenir compte.
 
L'équilibre harmonieux :
Par rapport aux réactions et aux sentiments provoqués par le stress, il est important de faire des choix pour changer la situation. Ces décisions ont pour but de retrouver un équilibre rompu en faisant une meilleure répartition des énergies. La plupart du temps, il s'agit de rétablir un équilibre plus harmonieux entre nos besoins personnels et les exigences de nos objectifs (les responsabilités que nous choisissons d'assumer par exemple). Il faut faire une nouvelle répartition de nos énergies et de notre investissement entre ce que nous voulons ou recherchons pour nous-mêmes  et ce que notre milieu tel que le travail, la famille, les amis, attend de nous.
 
Ces décisions ne sont pas toujours faciles : il s'agit la plupart du temps de choix à faire entre plusieurs désirs, plusieurs dimensions de ce que nous voulons. Mais lorsque ces besoins et aspirations entrent en contradiction, il devient nécessaire d'établir des priorités, de nouveaux objectifs de façon positifs et écologiques (voir article sur la PNL*), de décider de ce que nous allons privilégier et de ce que nous sacrifierons. Ne pas faire ces choix, c'est l'équivalent de décider de se négliger soi-même pour répondre aux attentes de notre entourage ou, pire, pour tenter de correspondre à une image illusoire de nous-mêmes.
 
L'affirmation de soi :
C'est poser les gestes qui concrétisent mes décisions autant que réagir ouvertement aux pressions et demandes de mon entourage. C'est prendre ouvertement la place et l'importance que je m'accorde dans ces choix. Cette démarche permet d'arriver à une solution réelle et durable au changement global du mode de vie qui est nécessaire pour résoudre un problème de stress.
 
Et le plaisir du stress...
Le stress naît dans des situations intenses et urgentes. Si l'on parvient à jouir de cette intensité en demeurant actif et vivant dans les situations qui pourraient être stressantes, on ne souffre pas de stress. C'est alors le plaisir d'une vie vécue intensément qui prend la place.
 
La connaissance de cet aspect permet de nous servir du plaisir comme outil d'évaluation du succès de nos efforts. En accueillant les indices fournis par nos émotions, en faisant des choix qui tiennent mieux compte de nous, en posant ouvertement les gestes qui en découlent, nous devrions obtenir un état psychologique différent : la situation oppressante devient intéressante, stimulante, chargée de plaisir intense. En utilisant ce plaisir comme critère, nous obtenons un guide qui permet de savoir que nous vivons harmonieusement une situation de pression, que nous vivons notre stress de façon positive.
 
Une autre image de soi et de la vie
 
En définitive, la seule véritable libération du stress négatif, pour autant que nos métabolismes "tournent rond", consiste à évoluer dans la connaissance de ce que nous sommes et de construire un "soi authentique". Il faut aussi savoir dire "non" aux pressions de l'environnement. 
 
Laurence Schyns
 
* PNL - Acta Magazine n°2 de juin 1998
 
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